A Kigali l'Ambassade des Etats Unis avait un programme Art in Embassies et une des participantes au programme était Joan Aaronson voir sur You tube.
A l'Ambassade ils n'avaient absolument aucune notion de ce qu'était l'artquilt et par je ne sais quel détour quelqu'un a parlé de moi et j'ai été contactée pour les aider à organiser la visite de la quilteuse américaine, ce que je ma suis faite un plaisir de faire
Ultra sympa Joan, nous avons tout de suite sympathisé, elle était arrivée avec un gros coeur à partager et des tas de bricoles à offrir dans ses bagages.
Moi-même j'avais dans mon programme l'ouverture de mon exposition organisée par Yves Cordier, le patron de la Coopération belge de l'époque, un homme toujours prêt à aider les artistes
Comme c'était ma première exposition en dehors de chez moi, Joan m'a été d'un précieux secours pour m'aider dans la disposition des oeuvres.
J'avais même organisé en quelques jours une exposition des oeuvres qu'elle avait amenées avec elle à la Galerie Inganzo aux frais de l'Ambassade;
Par contre, à ma grande surprise je n'ai pas été invitée au coktail donné pour sa venue.
WHY?
Joan m'a éclairée en me montrant un mail de l'Ambassade qu'elle avait "capté" disant clairement que maintenant que j'avais rendu les services qu'ils attendanient de moi, il était temps d'écarter la "western" càd moi.
Crapuleux ces américians, pressez le citron et jetez-le.
Cet ordre était venu du gouvernement, mais par contre l'Ambassadrice m'appréciait énormement et j'ai été invitée en tête à tête chez elle pour un déjeuner. Par la suite nous avons gardé toutes les deux de très bons contacts artistiques.
J'avais démarré sur le thème de la valeur ds choses, je me suis égarée.
Je voulais vous dire que:
Joan aimait un de mes quilts et elle m'a proposé un échange contre un des siens.
Voici les deux pièces en question.
Le mien réalisé lors d'un atelier avec Linda Colsh, intitulé Jetlag.
celui de Joan, que j'adore.
la relativité dans cette histoire est que le mien je pensais le vendre 200 euros et que celui de Joan était affiché à la vente à 2000 euros sur son site.
Vraiment cela vaudrait la peine de se déplacer, en vendant un seul tableau le voyage est payé.
samedi 12 mars 2016
jeudi 3 mars 2016
Documentation sur les pagnes-wax-ankara
Un article extrêmement intéressant.
http://beyondvictoriana.com/2011/04/10/african-fabrics-the-history-of-dutch-wax-prints-guest-blog-by-eccentric-yoruba/
et aussi un article sur le site Quilted on line
http://beyondvictoriana.com/2011/04/10/african-fabrics-the-history-of-dutch-wax-prints-guest-blog-by-eccentric-yoruba/
et aussi un article sur le site Quilted on line
dimanche 6 septembre 2015
Une création d'après un cuivre du Katanga.
C'est à Johannesburg que j'ai commencé à suivre des cours de patchwork et pour ce quilt je me suis inspirée d'un cuivre de Chenge qui est suspendu ici dans notre intéreur à Jhbg.
Ce cuivre je l'ai acheté à Lubumbashi où Claude Charlier avait créé une école de dinanderie (cuivre repoussé) qui avait produits de nombreux batteurs de cuivre dont les plus connus étaient les frères Chenge.
Voici le résultat.
jeudi 3 septembre 2015
La lingerie féminine.
La lingerie est méconnue et pourtant elle existe comme cette ceinture d'après accouchement destinée à raffermir le ventre et à maintenir tout bien serré.
Difficile à croire et pourtant cette pièce de cuir garnie de perles est un cache-sexe de fille zulu non encore pubère.
En passant par les ruelles d'un bidonville burkinabais d'Abidjan, j'ai aperçu ce "jupon" qui était suspendu à un fil. Curieuse j'ai demandé des explications:, les voici. Ce tissu brodé a la taille de ce que nous appelons un pareo et s'enroule au dessus de la poitrine ou autour de la taille. Vous réalisez le travail que cela représente de broder tout ça avec de la laine, je suis pleine d'admiration. Et en plus au vu de mon enthousiasme elle voulait me l'offrir, mais je l'ai évidemment largement rétribuée pour son merveileux geste.
Détails du pareo.
Photo dans le bidonville.
Toujours à Abidjan j'avais une amie sénégalaise avec laquelle j'étais suffisamment intime que pour qu'elle ne me montre sa lingerie, voivi un des "pareos" qu'elle m'a offert.
Mon amie Eugénie m'a aussi appris que selon ses envies sexuelles du jour il y a une manière de montrer son épaule en jouant avec le pagne. J'avoue que je n'ai rien retenu de cette leçon mais que tout cela me passionne.
L'indispensable est le collier que l'on porte autour de la taille, il est porteur de bien des messages aussi.
C'est sous cette forme que les pareos se vendent au marché. Libre à votre imagination et à vos capacités de l'agrémenter de manière à ce qu'il séduise votre mari ou votre amant. La séduction n'a ni couleur ni race, elle est universelle.
Devinez, non, vous n'y arriverez pas.Ce sont 2 morceaux de tissusqui servent de culotte pour les femmes au Tchad Ils se plient en 4 épaisseurs en longeur, se passent entre les jambes et passent devant et derrière au dessus de la ceinture de perles. Celui du dessus avec du blanc signifie que la femme est disponible, celui du dessous qu'elle a ses règles. Quand vous arrivez dans un pays renseignez-vous sur les us et coutumes, pas comme une française qui avait utilisé ce tissu pour d'en faire une robe...
mardi 11 août 2015
Le patchwork et les Bay Fall
Les Baye Fall du Sénégal s'habillent en tissu patchwork, c'en est devenu une mode alors qu'au départ
le vêtement était un moyen moyen d'identification soufiste et un signe extérieur de quête spirituelle.
C'est une branche de la confrérie des Mourides fondée par Cheikh Ibrahima fall. La communauté soufiste est une branche de l'Islam.
Ils ont des ideaux communs avec les derviches de Mongolie et de Turquie, ceux de pauvreté matérielle pour acquérir la richesse spirituelle. Le mot derviche en persan signifie le mendiant ou pauvre qui suit la voie ascétique soufiste (par dérivé il signifie aussi le fou comme au Conge RDC le kizobazoba dans sa manière de s'habiller.)
Quand on lit l'histoire de l'habillement des soufistes marocains au Moyen-âge, on apprend qu'ils portaient une bure de laine très rugueuse et qu'en hiver ils ajoutaient une bure en coton sur celle de laine, pour que leur corps soit en contact avec la rugosité plutôt que la douceur.
Et le patchwork dans tout ça?
Dans cette recherche de dépouillement et d'abandon de confort, on ne changeait jamais de vêtement, on le rapiéceait. C'était une manière d'assumer sa quête spirituelle. De tout temps le vêtement a parlé, aujourd'hui encore sinon pourquoi afficher l'étiquette à l'extérieur pour que tout le monde la remarque.
Mon mari n'est pas un soufiste mais nos amis africans nous ont toujours gâtés en nous offrant des cadeaux exceptionnels comme les deux tenues qui suivent qui ont été offertes à mon homme par une amie marabout d'Abidjan.
Tenue en bazinsIls ont des ideaux communs avec les derviches de Mongolie et de Turquie, ceux de pauvreté matérielle pour acquérir la richesse spirituelle. Le mot derviche en persan signifie le mendiant ou pauvre qui suit la voie ascétique soufiste (par dérivé il signifie aussi le fou comme au Conge RDC le kizobazoba dans sa manière de s'habiller.)
Quand on lit l'histoire de l'habillement des soufistes marocains au Moyen-âge, on apprend qu'ils portaient une bure de laine très rugueuse et qu'en hiver ils ajoutaient une bure en coton sur celle de laine, pour que leur corps soit en contact avec la rugosité plutôt que la douceur.
Et le patchwork dans tout ça?
Dans cette recherche de dépouillement et d'abandon de confort, on ne changeait jamais de vêtement, on le rapiéceait. C'était une manière d'assumer sa quête spirituelle. De tout temps le vêtement a parlé, aujourd'hui encore sinon pourquoi afficher l'étiquette à l'extérieur pour que tout le monde la remarque.
Mon mari n'est pas un soufiste mais nos amis africans nous ont toujours gâtés en nous offrant des cadeaux exceptionnels comme les deux tenues qui suivent qui ont été offertes à mon homme par une amie marabout d'Abidjan.
Rassurez-vous, il ne sort pas dans la rue dans cette tenue mais par contre pendant l'hiver il enfile avec plaisir celle du bas qui est confectionnée dans une soierir synthétique bien lourde.
Lors d'une visite du Musée royal de Tervueren en Belgique, dans une exop permanente il y avait des vêtements des soufistes madhistes du Soudan. A l'encontre des patchworks sénégalais qui sont assemblés, ceux-là étéaient entièrement rapiécés. Je n'ai jamais retrouvé aucune documentation ni photo à ce sujet.
Par contre à l'époque j'avais une amis qui rêvait d'un nouveau plaid pour son chat. J'ai sorti une partie des mes tissus teints et j'ai pour la première fois tout quilté "free hand" à la machine.
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