A propos

lundi 8 juin 2015

Mes professeurs en Afrique du sud.

J'ai débuté avec Suzanne Carr, une spécialiste de l'appliqué à Johannesburg.
Voici un des premiers quilts réalisés à son cours.



Suzanne et les autres élèves, au vu de ma créativité, m'ont conseillé pendant le worshop auquel j'ai assisté dans les Drakensberg en Afrique du sud, des suivre les ateliers d' Odette Tolksdorf



et de Rosalie Dace 




Le résultat combiné des mes deux worshops est le tableau qui a paru dans le livre Quilt on safari 



A Johannesburg  les deux soeurs Pat et Jenny Parker Williamson ont initié une série de cours sur le thème africain. L'Afrique du sud ne connaît pas l'Afrique centrale, on croirait que ce sont deux continents différents. Elles travaillaient à l'époque avec du tissu d'ameublement. Elles ont publié le livre Quilt on safari  qui reprend une partie des travaux.
Le tableau que j'ai réalisé pendant ce workshop n'est pas paru dans le livre mais il atteste de ma différence.
Il a été exposé à Santiago au Chili.


Un autre  travail en bandes horizontales d'après la méthode apprise avec elles.



A partir de la Côte d'Ivoire je suis allée au Quilt Festival à Johannesbourg en 2000.
Je suis revenue la tête remplie d'idées, de rêves, de souvenirs de rencontres, les larmes aux yeux de bonheur d'avoir vécu tant de merveilleux moments.



Un workshop 5 étoiles avec Caryl Bryer Fallert. Vous n'y recoonaîtrez probablement pas son style car je n'ai acheté aucun de ses tissus, je veux bien apprendre une technique mais je ne veux pas imiter.








Rosalie Dace  dirigeait un workshop sur l'inspiration africaine qui comme je le disais plus haut aparaissait à l'époque pour les sudafs, comme un nouveau continent à découvrir.Je m'y  ennuyais et je suis partie faire un tour aux stands de vente spécialisés en quilt et patchwork. Un fagot de morceaux unis m'a attirée et a été le démarrage de ce tableau qui, peut-être inspiré par mon séjour chez les Bakubas du Kasaï et leurs n'tshaks, est un exemple de message que comportent tous les vêtements africains
Il est en "reverse applique" comme les molas.







Embelishment avec Beth Korevaar.

Khaya Impuphu.







Sue Wademan une charmante  personne venue d'Australie et profondément amoureuse des tissus africains, réalisant de très fins paysages et fort jolis paysages .
Mais ce n'est pas ce qu'elle nous a enseigné mais elle nous a appris une méthode très simple d'assemblage de morceaux  au travers desquels on coupe, on rassemble et ainsi de suite.





Nous avons échangé des bouts de tissus, ça c'est un lien profond parmi les quilteuses.




Ma rencontre avec Dena.












dimanche 7 juin 2015

Agadir

Pendant mes différents séjours à Agadir, à force de chercher à me rendre utile comme chaque fois que je change de pays, j'ai été présentée à l'association Ard al atfal, terre des enfants.
La question qui me préoccuppe à chaque fois est celle de savoir quoi enseigner qui puisse être produit et vendu par les élèves sans dépendre de l'association et ainsi qui puisse les rendre indépendantes.
J'ai vu tellement de travaux inutiles comme ceux des broderies enseignées par les "bonnes" soeurs un peu partout, des petites broderies parfaitement inutiles mais que les expatriées achètent pour se donner bonne conscience.
Mais là, au départ je savais déjà que ce que je ferais serait utile car c'était lié à l'alphabétisation.
Pour faire du patchwork il faut savoir mesurer, dessiner des angles droits, des parallèles...et lire et  écrire bien sur.

Chaque étape d'un travail était écrit au tableau par Samira et les femmes devaient l'écrire dans leur cahier.


Je ne sais pas si vous me croirez si je vous raconte qu'une élève, une personne d'un cinquantaine d'années certainement, n'arrivait à aucun résultat correct et elle paraissait très contente quand je lui disais que ce n'était pas juste.
J'ai eu la clé du problème quand on m'a expliqué qu'elle ne voulait pas monter de classe, qu'elle ne voulait pas réussir car sinon, arrivée à la fin de son alpabétisation, elle n'aurait plus pu avoir l'autorisation maritale de sortir pour aller à l'école, donc surtout pas ailleurs non plus.
Apprendre à ne pas juger sans avoir compris le pourquoi du comment, c'est la leçon que j'ai apprise à travers toutes mes expériences.
A l'école entre femmes, on rit, on s'amuse, elles sont tellement gentilles et douces.
Elles font une tirelire commune et quand l'une d'entre elles a un problème financier jugé important par les autres, on ouvre la tirelire pour l'aider. Bravo Mesdames.

Inspirée par l'idée de faire un panneau en tissu comme celui qu'une entreprise française fournissait dans les écoles en Côte d'Ivoire,


J'ai pensé à en faire un beaucoup plus simple que voici.



Idiote Marie Claire, ces femmes ne sont pas au cours pour apprendre le français mais bien l'arabe.
 J'ai alors produit cette version


et j'ai appris que par la suite elles ont continué la production qu'elles vendaient à de petites écoles. Yesss
Je l'ai vu sur une photo du 20 mars 2015

Amalia m'avait demandé si je pouvais créer un quilt qui serait leur logo. 
Volà le résultat et je suis très fière de voir qu'aujourd'hui il est utilisé comme photo de profil de leur page FB


Elles ont produit et vendus des sacs en tissus dans lesquels on incorporait des morceaux de patchwork.




Je leur ai appris à faire de petits cadeaux de naissance. Celui-ci est tout simple mais il faut pour que ce soit joli couper et coudre sans dévier.

Avec des chutes de tissus et de la passementerie, quelques perles, on peut faire de jolis petits sacs aussi.
Elles en utilisent beaucoup pour les tenues traditionnelles, donc en récupérer à gauche ou à droite, c'est le but: créer quelque chose qui ne coûte que le travail.

Un petit exercice d'appliqué.

Puis un jour la plus jeune et la plus douée des élèves nous a apporté le couvre-lit qu'elle avait cousu pour elle, quelle satisfaction pour moi.Bravo Soumia.



samedi 6 juin 2015

Abidjan Planet.

Une belle histoire de collaboration entre une jeune martiniquaise chroniqueuse à la revue Abidjan Planet en 1999 et celle qui lui faisait penser à sa grand- mère, moi.
En ce jour où j'écris,  l'amitié a tissé ses racines et les souvenirs nous lient.
Pascale qui appréciait:
mes quilts
mon aide aux prostituées
ma recherche sur les textiles africains

m'a demandé si je pouvais lui concocter quelques petits articles pour sa revue.
les voici





Une grand mère de 100 ans au moins entourée  de ses arrières petits enfants exhibant le nzanza que Pascale a rencontée à l'occasion de la sortie du magazine contenant l'article sur les "nzazas"..



Par la suite notre collaboration a continué avec une expo organisée au profit de l'association Le Nid qui aidait les prostituées, à voir dans un autre billet.

vendredi 5 juin 2015

Quilts pour enfants.

Vous ne reconnaîtrez pas mon style dans cette série de petits quilts dont j'ai fait don à la Croix Rouge pour leur tombola. J'avais accès à leur magasin de seconde main pour y choisir mes tissus.
Les petites Sunbonnet sue sur le banc sont un exemple typique du quilt traditionnel.





Mon tout premier quilt réalisé au cours de Suzanne Carr à Johannesburg.
 J'avais du acheter pour commencer ce cours 5 morceaux de tissus pour pathwork différents. En plus il fallait d'autres petits morceaux pour les détails. Je n'avais pas l'intention de racheter des morceaux donc j'ai fouillé dans mes armoires et j'ai utilisé des restes de pagne. C'est ainsi que l'idée m'est venue et que j'ai par la suite été la première en Afrique du Sud à en inclure dans mes quilts.

On voit dans celui-ci, le second, que le pagne est majoritaire.



Pour la naissance d'un bébé dont la maman avait un faible pour les girafes j'ai réalisé les carrés au pochoir.
Cette pièce est particulière. C'est juste un tissu quilté aussi penserez-vous. Non, à Abidjan j'avais reçu la visite d'un français travaillant dans le textile, il venait fournir ces tableaux, des illustrations de l'alphabet  à quelques écoles. Son idée d'alphabet je l'ai reprise et j'en parle dans un autre article.



Un merveilleux souvenir pour moi que ce premier petit quilt réalisé pour la naissance d'un de mes petits enfants. J'en avais déjà 4 mais à l'époque de leur naissance je ne quiltais pas encore.



Un petit quilt de démonstration pour apprendre la méthode "appliqué".


Les 3 petits tableaux suivants sont des morceaux achetés à Johannesbourg à l'Oriental Plazza à l'époque où on y allait encore sans crainte de se faire trucider.







Encore un cadeau de naissance. Difficile aux Philippines de trouver des tissus, beaucoup de soieries mais peu de cotons. Ce morceau de pareo en rayonne m'a séduite et encore aujourd'hui en le revoyant, je le trouve si agréable de couleurs et apaisant.



Je suis passée de l'Afrique centrale à l'Afrique du Nord, à Agadir. Chaque femme a réalisé un carré et voici le résultat.


Détails.



Le souvenir d'une journée passée à s'amuser avec mes petits enfants. Pour eux mettre la main dans la peinture c'est toujours un plaisir.



Encore un cadeau de naissance pour l'avant dernier de mes 11 petits enfants, Bastian.


Un exemple de récupération avec ce petit plaid.