A propos

samedi 28 juillet 2018

Pot pourri caritatif.




C'est à Abidjan en 2000 que j'ai commencé à découper des échantillons dans les pagnes que j'achetais.
Je dois avouer que j'ai été gâtée car mon voisin n'était autre que le Directeur de la fabrique Uniwax, filiale de Vlisco Hollande qui m'avait fait visiter l'usine et c'est surtout la « tissuthèque » qui m' a inspiré cette idée.
Uniwax, Vlisco, Woodin, ces noms allument des étincelles dans les yeux de n'importe quelle africaine...
Ayant vécu au Congo, au Burundi, au Rwanda, au Tchad de où je traversais le fleuve pour aller faire mes achats textiles au Cameroun voisin, au Niger, et en Côte d'Ivoire, cela m'a permis d'acquérir une masse de morceaux que je récupérais dans les chutes chez les tailleurs et en échangeant avec des copines lors de « razzias » dans les marchés.

Le temps passant sans que je ne rajeunisse, je me suis posée la question : que vont en faire mes héritiers ? La réponse la plus logique étant qu'ils les mettraient à la poubelle car des piles de carrés de tissus de 16 cm carrés, qu'en faire ?

La première idée qui m'est venue a été de les assembler, pensant que cela réduirait le risque de les jeter.

Oui mais pour en faire quoi ???
J'ai créé un groupe Facebook pour mon projet « J'aime la femme africaine, et vous ? »

Le projet c'est quoi ?
J'ai collecté ces 750 échantillons de pagnes et comme je craignais qu'à ma mort ils ne finissent dans un vide grenier, je les ai assemblés en espérant qu'ainsi ils puissent parvenir d'une manière ou d'une autre entre les mains d'une personne ou d'un organisme qui les apprécierait et qui serait prête à payer pour l'acquérir.
Comme j'ai fait beaucoup de volontariat auprès des femmes du nord au sud et d'est en ouest de l'Afrique et que j'aimerais pouvoir continuer à aider ces femmes pour lesquelles j'ai une profonde admiration, cet argent serait destiné à une organisation, non encore définie, mais qui devrait s'avérer fiable et digne de confiance. Vos 
conseils sont bienvenus.

Après de nombreuses démarches auprès d'institutions tant internationales qu'africaines, j'ai opté pour la sélection du projet que Pascale Snapulk soutient à Madagascar.

Pascale Snapulk Merci Marie-Claire de ce superbe cadeau que tu nous fais, que tu fais aux jeunes filles du Centre Akany Avoko Ambohidratrimo.
Nous allons tous rivaliser d'inventivité pour que ton œuvre soit mise à sa place de représentante de cette belle cause!
Le projet concerné se nomme Sesaam , allez le consulter, je suis fière d'y participer.


Voici en images l'évolution du projet.






















Mon plan de travail vertical.




















Le premier grand morceau étalé sur le solarium de l'immeuble à Altea.




Les apports extérieurs:











Mes remerciements vont à: Nadège Moreau, Liliane Jacobs, Françoise Missart, Chantal Van Ecke, Marie Paule Brun, Pacale Depaepe et son amie Colette d'Abidjan et à Vinciane Constant qui m'a rapporté un gros carton de pagnes dont je lui avais fait cadeau. et au restaurant "métisses" à Liège.Mille mercis mes "vraies amies" car beaucoup d'autres que je ne citerai pas m'ont oubliée. Dommage c'est le côté négatif, tant mieux car cela m'a permis de faire un tri ce qui est le côté positif.

Il grandit:






A ce stade 8 bandes horizontales vont encore être ajoutées la photo suivra.

Yessssssssssssss j'ai fait mon dernier point. Demain 8 bandes de 45 morceaux chacune partiront chez Pascale Snapulk à Corbeilles Essone où il sera exposé pour le Parcours d'Artistes en octobre avatn de débuter sa carrière caritative au travers du Crowdfunding en septembre.  Sa taille: 760 cm x 374 cm et 990 morceaux.

Dès que le crowdfunding sera lancé je vous tiendrai au courant.

mercredi 22 février 2017

Bazins africains.

Mon dernier né, je ne sais pas encore à qui je le donnerai...avis aux amateurs familiaux

Il est entièrement composé de bazins.


dimanche 22 janvier 2017

Hibernage

Rien de tel que de quilter en hiver


Je ne me souviens plus de combien j'en ai faits de plaids réunissant des petits carrrés de pagne. j'en ai toujours une réserve pour les périodes où je manque d'imagination.


samedi 12 mars 2016

La relativité de la valeur des choses.

A Kigali l'Ambassade des Etats Unis avait un programme Art in Embassies et une des participantes au programme était Joan Aaronson voir sur You tube.
A l'Ambassade ils n'avaient absolument aucune notion de ce qu'était l'artquilt et par je ne sais quel détour quelqu'un a parlé de moi et j'ai été contactée pour les aider à organiser la visite de la quilteuse américaine, ce que je ma suis faite un plaisir de faire

Ultra sympa Joan, nous avons tout de suite sympathisé, elle était arrivée avec un gros coeur à partager et des tas de bricoles à offrir dans ses bagages.
Moi-même j'avais dans mon programme l'ouverture de mon exposition organisée par Yves Cordier, le patron de la Coopération belge de l'époque, un homme toujours prêt à aider les artistes
Comme c'était ma première exposition en dehors de chez moi, Joan m'a été d'un précieux secours pour m'aider dans la disposition des oeuvres.

J'avais même organisé en quelques jours une exposition des oeuvres qu'elle avait amenées avec elle à la Galerie Inganzo aux frais de l'Ambassade;
Par contre, à ma grande surprise je n'ai pas été invitée au coktail donné pour sa venue.
WHY?

Joan m'a éclairée en me montrant un mail de l'Ambassade qu'elle avait "capté" disant clairement que maintenant que j'avais rendu les services qu'ils attendanient de moi, il était temps d'écarter la "western" càd moi.
Crapuleux ces américians, pressez le citron et jetez-le.
Cet ordre était venu du gouvernement, mais par contre l'Ambassadrice m'appréciait énormement et j'ai été invitée en tête à tête chez elle pour un déjeuner. Par la suite nous avons gardé toutes les deux de très bons contacts artistiques.

J'avais démarré sur le thème de la valeur ds choses, je me suis égarée.
Je voulais vous dire que:
Joan aimait un de mes quilts et elle m'a proposé un échange contre un des siens.
Voici les deux pièces en question.


Le mien réalisé lors d'un atelier avec Linda Colsh, intitulé Jetlag.
celui de Joan, que j'adore.
la relativité dans cette histoire est que le mien je pensais le vendre 200 euros et que celui de Joan était affiché à la vente à 2000 euros sur son site.
Vraiment  cela vaudrait la peine de se déplacer, en vendant un seul tableau le voyage est payé.